Sélection « Fantômes » des apprentis pantouneurs

Le pantoun à l’école

Nos poètes sont parfois professeurs de français ou professeurs des écoles. Certains n’hésitent pas à aborder l’univers du pantoun avec leurs élèves, heureux de leur faire découvrir les joies d’une écriture courte, imagée et poétique, encadrée par quelques contraintes. Nous avons alors plaisir à relayer leurs premiers pas…

Ainsi, après une séance de découverte du pantoun, grâce aux nombreux exemples publiés dans nos revues et aux explications très visuelles réalisées par Cédric Landri, les élèves de CM2 d’Armelle Grellier se sont lancés dans l’écriture.

Sketchnote de Cédric Landri sur un pantoun d’Aurore Perez (cliquer pour agrandir)

 

Certains ont fait preuve d’un bel esprit poétique… sans toujours respecter les contraintes du pantoun, d’autres ont compris le parallélisme entre les deux distiques mais manquent encore de poésie. D’autres enfin n’ont pas encore saisi la subtilité du genre ! Cependant les enfants ont toujours la force de l’image, qui est l’âme vivante du pantoun.

Voici une courte sélection de leurs écrits, après seulement deux séances de 20 minutes. Dès débuts très prometteurs !

Dans la luxuriance,
Les plantes fantômes, oubliées de la nature.
De nos enfances,
Viennent cris et pleurs.
Hortense H.

Les oiseaux brillent de mille feux
Leurs oisillons fantômes ne se montrent pas.
Les proches perdus font mal au cœur,
C’est une épreuve que l’on doit passer.
Tom L.

La nature est présente,
On entend les fantômes marcher, les oiseaux chanter.
Le soleil brille dans mon cœur,
Mes souvenirs d’enfance ne sont plus que des fantômes.
Constance L.

Feux de forêt, incendies, déforestation…
La nature se plaint de cette perte.
Mes larmes s’envolent,
Fantômes de mon pire cauchemar.
Maëly B.

Le hibou silencieux, petit fantôme de la nuit,
Vole avec le vent silencieux dans la nuit.
Ancien souvenir d’enfance, triste dans la nuit,
Tu me chagrines tout le temps.
Maxence M.

La nature était présente
Sur l’eau bleu clair, on entendit une voix fantôme.
Les arbres était de verre pur… j’adorais cet endroit,
Je le sentais.
Serena P.

Dans la montagne le vent et la neige se lèvent
Des flocons s’envolent et deviennent fantômes
Le vent frissonne dans le dos des enfants
Le vent emporte mon cœur et mon âme
Lou G.

Le rêve est un souvenir fantôme
Il enjoie nos nuits.
Ce monde étonnant, bon à vivre et amusant,
Sincèrement, je l’aime vraiment.
Valentin B.

Dans la commune, les arbres sont devenus fantômes,
Les animaux les narguent de l’autre côté de la haie.
Ils pensent à leur passé et à l’éternité qui les attend,
Du mauvais côté de la haie.
Romain C.

La neige tombe
Doucement dans la nuit.
Les animaux fantômes
Sentent le vent leur siffler aux oreilles.
Louis B.

Les herbes bougent au vent,
C’est magnifique.
Les rêves fantômes remplissent mes nuits,
Ça m’émerveille.
Adèle J.

La neige blanche et froide,
Tombe sur le sol humide, et disparaît.
Nos souvenirs de l’été, tel un fantôme,
S’envolent peu à peu.
Victoire C.

Ville oubliée, ville fantôme,
Envahie par les arbres et la nature.
On a bien fait d’abandonner cet endroit sombre et froid,
Remercions la nature pour ce qu’elle nous donne.
Clara B.

Animaux marchant ou volant, discrets comme des fantômes,
Se glissent sans confiance dans cette forêt lugubre.
Nous détestons l’endroit,
Le mal y règne en maître.
Clément B.

L’hiver s’installe doucement ;
Dans la nuit, la neige est blanche.
Les batailles de boules de neige
Ne sont plus qu’un souvenir fantôme.
Margaux P.

L’herbe frissonnante dans le champ,
Vent qui passe discrètement.
Paysage fantôme que personne ne remarque,
Les fleurs par terre sont déjà mortes.
Benjamin C.

Dans les bois, les feuilles sont mortes,
Le fantôme d’automne est passé.
Comme les plantes, je souffre du froid,
Je pleure tristement dans mes pétales.
Joseph L. de R.

Sauterelles qui gambadent, allées ensoleillées de mille feux,
Papillon qui survole les plaines envahies de foin.
Nos mains se touchent comme dans un rêve,
Aucun fantôme ne viendra te prendre tant que tu restes avec moi.
Privat V.

Dans le froid parisien la neige tombe,
Le vent tourne autour des fantômes de glace.
A mes souvenirs d’enfance mon cœur se glace,
Encombré de tristesse, en voyant mon père.
Louise M.P.

Image d’illustration : Stéphane ABANDO/Pixabay

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